Après plusieurs années de correction, le marché de l'ancien à Paris aborde cet automne dans une configuration nouvelle : des prix stabilisés, des ventes qui repartent, mais un crédit qui se renchérit. Voici ce qu'il faut retenir si vous envisagez de vendre ou d'acheter dans les prochains mois.
Des prix stables, sans rechute ni envolée
Le baromètre du Figaro Immobilier situe le prix médian à Paris à 10 726 €/m² au 1er août 2026, un niveau strictement stable sur un an (0 %) et en léger recul de 1 % sur cinq ans. Les Notaires du Grand Paris confirment cette tendance : le prix moyen des appartements anciens s'établit à 9 560 €/m² au deuxième trimestre 2026, en hausse de 0,6 % sur un an. L'écart entre ces deux chiffres tient à la méthode, la médiane et la moyenne ne mesurant pas la même chose, mais le message est identique : après la baisse engagée en 2022, le marché a trouvé un palier. Les notaires privilégient désormais le scénario d'une reprise lente, sans nouvelle chute des valeurs ni retour à une hausse généralisée.
Derrière ces chiffres, les écarts restent considérables. Les arrondissements les plus recherchés, dont le 7e, affichent les meilleures tenues de prix. Dans le 15e, les indicateurs convergent vers une stabilité autour de 9 200 à 10 000 €/m² selon les sources et les quartiers, avec de fortes différences entre un bien rénové proche des axes commerçants et un appartement à rafraîchir en étage bas.
Focus sur notre quartier : Cambronne-Garibaldi
Autour de l'agence, entre l'avenue de Suffren, Ségur et Cambronne, le marché fait mieux que la moyenne parisienne. Selon le Figaro Immobilier, le prix médian du quartier Cambronne-Garibaldi atteint 10 682 €/m² au 1er août 2026, en hausse de 2 % sur un an, quand Paris dans son ensemble reste à 0 %. Sur cinq ans, le quartier affiche encore un recul de 6 %, ce qui signifie que les valeurs n'ont pas retrouvé leur sommet de fin 2020 - début 2021 : pour un acquéreur, le point d'entrée reste plus favorable qu'il y a cinq ans.
Le fait marquant est ailleurs. Jusqu'en 2024, les prix du quartier évoluaient au même niveau que ceux du 15e arrondissement. Depuis 2025, ils s'en détachent nettement et se maintiennent au-dessus de la moyenne de l'arrondissement. La proximité du 7e, la qualité des immeubles de l'avenue de Suffren et du boulevard Garibaldi, la desserte par les lignes 6, 8 et 10 et la vie de quartier expliquent cette meilleure résistance.
La fourchette observée reste très large, de 8 597 €/m² à 16 331 €/m². Entre un deux-pièces sur cour à rénover et un appartement familial traversant en étage élevé avec vue dégagée, l'écart de valeur peut presque doubler. C'est précisément pour cette raison qu'un prix médian ne suffit pas à estimer un bien : l'étage, l'exposition, l'état, la copropriété et les travaux votés font la différence.
Les acheteurs sont revenus
C'est le signal le plus encourageant de l'année : au deuxième trimestre 2026, le nombre de ventes à Paris a progressé de 20 % sur un an, la plus forte hausse d'Île-de-France. Les vendeurs qui ont accepté d'aligner leur prix sur la réalité du marché trouvent preneur, et les acquéreurs, qui avaient longtemps attendu une baisse supplémentaire, ont repris leurs recherches.
Le crédit, nouveau point de vigilance
La rentrée apporte en revanche un changement de ton côté financement. Le 10 septembre, la Banque centrale européenne a relevé ses taux directeurs de 0,25 point, pour la deuxième fois depuis juin, afin de contenir l'inflation liée à la hausse de l'énergie. Le taux de dépôt passe à 2,50 %. Dans le même temps, l'OAT à 10 ans, qui sert de référence aux banques, évolue au-dessus de 4 %.
Pour les emprunteurs, la hausse reste pour l'instant mesurée : selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux moyen des crédits immobiliers atteint 3,31 % en août, soit 3,27 % sur 20 ans et 3,35 % sur 25 ans. Les banques continuent de se battre pour les bons dossiers, mais la tendance est désormais orientée à la hausse. Pour un acheteur, chaque trimestre d'attente peut donc réduire la capacité d'emprunt.
Ce que cela signifie pour vous
Si vous vendez, le contexte est favorable à condition d'être juste. Les acheteurs sont présents, mais ils sont informés, financés au plus près et comparent tout. Un bien correctement estimé, bien présenté et accompagné de dossiers complets (diagnostics, documents de copropriété, travaux votés) se vend dans de bons délais. Un bien surévalué, en revanche, s'use sur les portails et finit par se négocier plus bas qu'il ne l'aurait fait au bon prix dès le départ.
Si vous achetez, la fenêtre actuelle combine des prix qui ont corrigé depuis leur sommet et des taux encore contenus. Faire valider votre financement avant de visiter vous permettra de vous positionner rapidement sur les biens de qualité, qui restent rares dans le 15e comme dans le 7e.
Dans un marché qui se lit rue par rue, la moyenne parisienne ne dit rien de la valeur de votre appartement.
L'équipe ÉON Immobilier, installée au 157 avenue de Suffren, au cœur du quartier Cambronne-Garibaldi, est disponible pour réaliser une estimation offerte de votre bien, fondée sur les ventes réellement conclues dans votre quartier.
Sources : https://immobilier.lefigaro.fr/prix-immobilier/paris/ville-75056