Le 18 juillet 2026, le Conseil de Paris a voté le doublement de la taxe sur les logements vacants. Une décision qui s'inscrit dans un contexte national plus large, puisque la loi de finances pour 2026 prévoit déjà la création, à compter du 1ᵉʳ janvier 2027, d'une nouvelle taxe locale frappant la vacance des locaux d'habitation. Retour sur une mesure qui suscite autant d'attentes que de critiques, et sur ce que cela signifie concrètement pour les propriétaires parisiens.
Un chiffre qui interpelle : 139 075 logements vacants
Selon la Ville de Paris, les données de l'INSEE recensent 139 075 logements qui seraient aujourd'hui vacants à Paris (hors résidences secondaires), soit environ 10 % du parc de logements de la capitale. Un logement sur dix qui ne sert donc ni à loger, ni à être occupé.
La position de la Ville de Paris
Pour la municipalité, l'objectif est clair : remettre sur le marché environ 20 000 logements vacants, en incitant leurs propriétaires à les louer ou à les vendre plutôt qu'à les conserver vides. Cette surtaxe est présentée comme un outil de régulation supplémentaire, porté par la mobilisation de plusieurs collectivités face à un phénomène de vacance jugé croissant.
Concrètement, les propriétaires concernés disposent d'un délai : d'ici janvier 2027, ils peuvent remettre leur bien sur le marché locatif ou, s'ils le souhaitent, le revendre, avant l'entrée en vigueur de la surtaxe.
La position de la FNAIM
De son côté, la FNAIM a publié la semaine dernière, un communiqué de presse pour dénoncer une mesure qu'elle juge contre-productive. Pour la fédération, cette décision illustre une réponse exclusivement fiscale à une crise qui appellerait avant tout des solutions concrètes.
Loïc Cantin, président fédéral de la FNAIM, résume ainsi la position de la fédération : « Après avoir découragé les propriétaires pendant des années, Paris leur présente aujourd'hui la facture. »
L'argument avancé repose sur l'accumulation de contraintes pesant sur un même propriétaire : encadrement des loyers, restrictions à la location de certains biens, hausse de la taxe foncière réduisant le rendement locatif, et désormais taxation de la vacance qui peut en résulter. Pour la FNAIM, les leviers à activer se situeraient plutôt du côté de la simplification des règles et du rétablissement de la confiance des investisseurs et propriétaires bailleurs.
Deux lectures d'un même constat
Ces deux positions partent d'un même constat : la vacance de logements à Paris pose question, dans une ville qui perd des habitants depuis plusieurs années. Mais elles divergent sur la méthode : d'un côté, un outil fiscal incitatif pensé pour accélérer la remise sur le marché ; de l'autre, une mise en garde sur le risque de décourager davantage les propriétaires bailleurs plutôt que de restaurer leur confiance.
Et pour les propriétaires concernés ?
Au-delà du débat, cette mesure soulève des questions très concrètes pour les propriétaires de biens actuellement vacants à Paris : quelle est la meilleure option entre location et vente ? Quel est le potentiel locatif ou la valeur de revente du bien ? Quels sont les délais et les démarches à anticiper avant janvier 2027 ?
Chez ÉON Immobilier, nous accompagnons les propriétaires parisiens dans ces réflexions, qu'il s'agisse d'estimer un bien, d'évaluer les différentes options qui s'offrent à eux, ou de les conseiller sur la stratégie la plus adaptée à leur situation. Si vous êtes concerné par un logement vacant, notre équipe est disponible pour échanger avec vous et vous aider à y voir plus clair.